Les panafricaines reçues par le chef de la diplomatie marocaine

24 h avant le début de leurs travaux,  »Les Panafricaines », ont  été reçu ce 25 octobre  par le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Maroc M. Nasser Bourita à son siège à Rabat.

Nasser Bourita,ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Maroc  posant avec les panafricaines

Cette matinée d’échanges a donné un avant-gout de la 2ème édition des panafricaines qui se tient  à Casablanca du 26 au 27 octobre sur les migrations africaines.

Les couleurs du débats sont annoncées par Fathia Elaouni, initiatrice des Panafricaines, qui justifie le choix de la migration par une volonté des femmes africaines de donner une image plus juste de la migration africaine.

Le chef de la diplomatie marocaine a profité de l’occasion pour partager la politique migratoire du Maroc qui a permis de régulariser la situation de plus 60 000 migrants dans le Royaume chérifien. Ces régulations massives ont  mis un accent particulier sur les femmes et les enfants vivant sur le territoire marocain.  Une façon de dire que le Maroc a donné le ton en apportant une solution et autres d’en faire autant.

Les journalistes africaines apportent leur contribution à travers le sous thème  »Migrations Africaines, une chance pour le continent, une responsabilité pour les médias » pour changer le regard sur la migration. Une  initiative  louable selon M. Nasser Bourati. « C’est une contribution qui va changer la perception de la migration ». Il estime également que les panafricaines peuvent être une vraie force de proposition.

Aujourd’hui avec tous les drames de l’immigration, les africains attendent de l’Union Africaine une position claire et une démarche construite sur la question migratoire.

En début janvier 2018, l’Union Africaine a essayé de bouger. Au cours de ce 28 ème sommet de l’UA, le roi Mohamed VI est désigné leader de l’Union africaine sur la question de la migration. Et il a tout de suite  présenté à Addis Abeba  l’agenda africain sur la migration qui prenait en compte la politique migratoire pour l’Afrique et un plan d’action 2018-2027.

La tenue d’une concertation sous régionale doit se faire en vue de construire une vision commune au continent africain. Autrement, l’Afrique restera dans une logique de  victimisation selon le ministre  des affaires étrangères et de la coopération internationale du Maroc, Nasser Bourita.

L’attente est donc grande face à la mise en place de politique migratoire sectorielle dans chaque pays; Ce qui permettra de faciliter la mobilité des citoyens et  lutter contre les réseaux de passeurs. L’approche sécuritaire sur la gestion des flux migratoires  et la nécessité de répondre à la crise humanitaire que cela engendre mérite une réponse de tous. C’est tout l’enjeu de la rencontre de décembre prochain.

 » Il ne s’agira pas de négocier autour du pacte mais plutôt de le signer…Le défi de Marrakech sera de voir comment ce Pacte sera rapidement mis en œuvre. L’Afrique y aura un rôle important à jouer. » a déclaré M. Bourita.

Cette rencontre des femmes africaines se tient  à quelques semaines du forum mondial de la migration  annoncé pour le 10 décembre prochain à Marakech. Ce forum devrait aboutir à  la signature d’un pacte  mondial sur la migration.

Selon l’organisation des Nations Unies, 258 millions de personnes vivent en dehors de leur pays natal soit 3% de la population mondiale. Et 80 % des ressortissants africains migrent vers un autre pays africains mais ce fait selon Nasser Bourita n’est pas présenté comme tel par les médias du nord.

Pour en revenir au rôle des médias, le ministre marocain est revenu plusieurs fois sur la nécessité pour les africains d’écrire leur propre histoire pour faire la différence entre la réalité et la perception.

Combattre les messages xénophobes et rectifier l’image biaisée de la migration africaine au sein de l’opinion publique sur le continent et en dehors doit  être la mission des journalistes africains.

 

« Les médias ont un rôle à jouer, car travailler sur la perception, c’est déjà la moitié de la solution », a dit Nasser Bourita.

La nouvelle posture de l’Afrique telle que vue par le diplomate est de tordre le coup aux clichés et de lutter contre les stéréotypes entretenus par les médias.

Dans les échanges Nasser Bourita a révélé que sur proposition du Roi Mohamed VI l’Union Africaine va s’apprêter  à créer l’observatoire de la migration africain des migrations.

Cette nouvelle institution permettra aux Etats africains de disposer de leurs propres statistiques pour comprendre les tendances du phénomène afin de mieux les gérer.

Cette 2ème édition des panafricaines regroupe près de 200 journalistes venus de 53 pays avec une représentation de tous les supports de diffusion.

Monique Curtis

 

 

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